Une nouvelle Eglise chrétienne

Naissance d’une nouvelle Eglise chrétienne

Une excommunication qui touche toute la FSSPX

La Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), communauté chrétienne traditionaliste de rite catholique, a ordonné quatre évêques le mercredi 1er juillet 2026 au séminaire d’Ecône en Suisse, sans mandat du pape Léon XIV. Des consécrations illicites, mais qui sont valides[1].

Rome, qui n’aura pourtant pas ménagé ses efforts pour maintenir le dialogue et préserver l’apparente unité de l’Église, fait face à une nouvelle rupture, 38 ans après les ordinations qui avaient conduit au excommunications[2] de 1988.

 Contrairement aux premières consécrations illégales de 1988, présidées par Mgr Marcel Lefebvre, (Rome n’avait alors déclaré l’excommunication que pour les évêques célébrants et consacrés et non pas la totalité des membres de la FSSPX), aujourd’hui c’est la FSSPX en tant qu’institution qui procède à cette consécration. C’est son supérieur le père Davide Pagliarani qui a fait l’annonce et a déclaré poursuivre ce projet sans mandat pontifical.

De ce fait, toutes les personnes inscrites au sein de l’organisme – clercs, religieux – et les laïcs qui adhèrent à ce geste, se retrouvent aussi en situation schismatique aux yeux de l’Église et encourent de fait l’excommunication « latae sententiae« [3]

Une réconciliation impossible

Benoit XVI a été loin, très loin, ( trop loin ?) dans les concessions[4]. En 2007, il a libéralisé l’ancienne messe en latin via son décret Summorum Pontificum et, en 2009, il a levé l’excommunication des quatre évêques ordonnés illégalement par Mgr Lefebvre en 1988. François, après un mouvement d’ouverture a brutalement refermé la porte entrouverte[5]

Longtemps espérée, la réconciliation semble désormais quasiment impossible. Dans un long texte diffusé le 24 juin et présenté comme une « profession de foi », la FSSPX réitère en effet ses accusations à l’encontre du concile Vatican II, qui aurait permis la « pénétration » au sein de l’Église catholique « d’erreurs modernes », une « menace redoutable ».

[1] Il y a une différence entre la validité et la licéité de la consécration. La célébration du 1er juillet aura une «validité», selon les règles du droit canon: le rite sera effectué par un évêque  consécrateur». Mais leur consécration sera illicite car réalisée sans mandat pontifical. Pour l’Église, les nouveaux ordonnés seront pleinement et véritablement évêques, mais ils seront d’une certaine manière «hors-la-loi». 
[2] Le schisme est défini comme un refus de soumission au pontife romain ou de communion avec les membres de l’Église (canon 751)
[3] (Elle est encourue automatiquement, par le simple fait de la commission en pleine conscience d’un acte grave, sans qu’il soit besoin de la prononcer par un jugement ou un décret.) : https://www.cnews.fr/france/2026-07-02/schisme-de-la-fraternite-saint-pie-x-quentraine-lexcommunication-decretee-par-le

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